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Livraison de médicaments aux structures sanitaires dans le cadre du projet d’appui à la prise en charge psycho-médicale

Dans le cadre du projet d’appui à la prise en charge psycho-médicale des femmes et filles survivantes de violences sexuelles ainsi que des personnes vivant avec le VIH/SIDA, une livraison importante de médicaments a été effectuée ce 14 mai 2025 au profit de plusieurs structures sanitaires dans la ville de Butembo et dans le territoire de Beni, plus précisément dans la zone de santé de Vuhovi (province du Nord-Kivu, RDC). Cette initiative vise à renforcer l’accès aux soins de santé pour les populations les plus vulnérables, en particulier les survivantes de violences sexuelles et les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Elle s’inscrit dans une approche globale de soutien psycho-médical, conjuguant assistance psychologique, soins médicaux et accompagnement social. Ce projet est mis en œuvre grâce au soutien précieux de nos partenaires Alboan et Cinfa, que nous remercions chaleureusement pour leur engagement constant en faveur de la dignité et du bien-être des populations affectées.

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Le port de sous-vêtements serrés nuit à la fertilité masculine, alerte un médecin

Le port régulier de sous-vêtements trop serrés chez les hommes pourrait nuire sérieusement à la spermatogenèse, avertit le Dr Saiba Jean de Dieu, médecin au centre hospitalier FEPSI. Il s’est exprimé à ce sujet ce vendredi, en marge de son exposé sur la santé intégrale et reproductive, tenu lors d’un atelier organisé par l’organisation Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant (FJDF) dans les installations de Holiday Park à Butembo. Selon le professionnel de santé, les sous-vêtements trop ajustés exercent une pression excessive sur les testicules, perturbant ainsi le processus de production des spermatozoïdes. « Lorsque les testicules sont comprimés, cela empêche le bon déroulement de la spermatogenèse. Des étapes essentielles de ce processus peuvent être altérées, ce qui compromet la fertilité », a-t-il expliqué. Le Dr Saiba recommande à tous les hommes – jeunes en puberté, adultes et personnes âgées – d’éviter ce type de sous-vêtements afin de préserver leur santé reproductive. Il a également appelé les parents à accorder une attention particulière à l’hygiène génitale de leurs enfants, notamment lors du bain : « Il est important de laver les parties génitales en dernier lieu pour garantir une meilleure hygiène », a-t-il précisé. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts visant à sensibiliser la population sur les enjeux de santé reproductive, souvent négligés mais essentiels pour le bien-être des individus et des familles.

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Professionnelles de santé et enseignantes outillées sur la santé intégrale et la lutte contre les violences basées sur le genre

Une journée d’échanges et de renforcement de capacités a réuni ce samedi, au Centre d’accueil Joli Rêve de Butembo, des professionnelles de santé et des enseignantes venues des zones de santé de Butembo, Musienene et Vuhovi. Cette activité s’est tenue sous l’égide de l’organisation Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI), dans le cadre du projet « Santé intégrale, réparation et construction de paix. Une vie libre sans violence pour les femmes du Nord-Kivu en RDC ». Mis en œuvre par le consortium FEPSI–FJDF–ADDF–Étoile du Sud, avec l’appui de l’Association Catalane pour la Paix, ce projet vise à promouvoir la santé intégrale des femmes, renforcer leur résilience face aux violences basées sur le genre, et construire une paix durable dans les communautés. La Secrétaire exécutive de FEPSI, Mme Marie-Dolorose Kafanya, a ouvert la séance en présentant les grandes lignes et objectifs du projet, avant de céder la parole à divers intervenants. Le Dr Gertrude Tambavira, médecin traitant au Centre Hospitalier FEPSI, a animé trois modules clés portant sur la santé sexuelle et reproductive, le cycle menstruel et l’hygiène menstruelle. Ces exposés ont permis aux participantes de renforcer leurs connaissances sur des sujets souvent encore tabous dans de nombreuses communautés. Le psychologue clinicien Kasereka Mboho, de l’Association pour la Défense des Droits de la Femme et de l’Enfant (ADDF), est intervenu pour sa part sur la prise en charge psychosociale des survivantes de violences basées sur le genre (VBG), mettant l’accent sur l’écoute, l’accompagnement et le soutien émotionnel. Enfin, Me Soki Bakwanamaha Marie Des Anges, juriste à la FJDF (Femmes Juristes pour la Défense des Droits de la Femme et de l’Enfant), a abordé la question de l’égalité entre les sexes, insistant sur l’importance d’un cadre scolaire et communautaire plus équitable. Un rôle clé pour les enseignantes et les infirmières Les participantes ont salué l’initiative, affirmant que les enseignantes et les infirmières jouent un rôle stratégique dans l’éducation et l’accompagnement des jeunes, notamment des adolescentes. « Les enseignantes sont souvent les premières personnes vers qui les élèves filles se tournent quand elles ont leurs premières menstruations. Elles sont les mieux placées pour les conseiller, les rassurer, et leur expliquer que ce phénomène est naturel », a souligné l’une d’elles.« Quant aux infirmières, cette formation leur permet non seulement une mise à jour, mais aussi de mieux accompagner les adolescentes qui fréquentent les espaces sûrs, surtout celles qui n’ont pas de repères familiaux solides pour parler de ces sujets. » Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion des droits des femmes et des filles dans la province du Nord-Kivu, et contribue à faire des actrices locales des relais efficaces de sensibilisation au sein des écoles et des centres de santé.

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