Professionnelles de santé et enseignantes outillées sur la santé intégrale et la lutte contre les violences basées sur le genre

Professionnelles de santé et enseignantes outillées sur la santé intégrale et la lutte contre les violences basées sur le genre

Une journée d’échanges et de renforcement de capacités a réuni ce samedi, au Centre d’accueil Joli Rêve de Butembo, des professionnelles de santé et des enseignantes venues des zones de santé de Butembo, Musienene et Vuhovi. Cette activité s’est tenue sous l’égide de l’organisation Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI), dans le cadre du projet « Santé intégrale, réparation et construction de paix. Une vie libre sans violence pour les femmes du Nord-Kivu en RDC ».

Mis en œuvre par le consortium FEPSI–FJDF–ADDF–Étoile du Sud, avec l’appui de l’Association Catalane pour la Paix, ce projet vise à promouvoir la santé intégrale des femmes, renforcer leur résilience face aux violences basées sur le genre, et construire une paix durable dans les communautés.

La Secrétaire exécutive de FEPSI, Mme Marie-Dolorose Kafanya, a ouvert la séance en présentant les grandes lignes et objectifs du projet, avant de céder la parole à divers intervenants.

Le Dr Gertrude Tambavira, médecin traitant au Centre Hospitalier FEPSI, a animé trois modules clés portant sur la santé sexuelle et reproductive, le cycle menstruel et l’hygiène menstruelle. Ces exposés ont permis aux participantes de renforcer leurs connaissances sur des sujets souvent encore tabous dans de nombreuses communautés.

Le psychologue clinicien Kasereka Mboho, de l’Association pour la Défense des Droits de la Femme et de l’Enfant (ADDF), est intervenu pour sa part sur la prise en charge psychosociale des survivantes de violences basées sur le genre (VBG), mettant l’accent sur l’écoute, l’accompagnement et le soutien émotionnel.

Enfin, Me Soki Bakwanamaha Marie Des Anges, juriste à la FJDF (Femmes Juristes pour la Défense des Droits de la Femme et de l’Enfant), a abordé la question de l’égalité entre les sexes, insistant sur l’importance d’un cadre scolaire et communautaire plus équitable.

Un rôle clé pour les enseignantes et les infirmières

Les participantes ont salué l’initiative, affirmant que les enseignantes et les infirmières jouent un rôle stratégique dans l’éducation et l’accompagnement des jeunes, notamment des adolescentes.

« Les enseignantes sont souvent les premières personnes vers qui les élèves filles se tournent quand elles ont leurs premières menstruations. Elles sont les mieux placées pour les conseiller, les rassurer, et leur expliquer que ce phénomène est naturel », a souligné l’une d’elles.
« Quant aux infirmières, cette formation leur permet non seulement une mise à jour, mais aussi de mieux accompagner les adolescentes qui fréquentent les espaces sûrs, surtout celles qui n’ont pas de repères familiaux solides pour parler de ces sujets. »

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion des droits des femmes et des filles dans la province du Nord-Kivu, et contribue à faire des actrices locales des relais efficaces de sensibilisation au sein des écoles et des centres de santé.

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