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Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA : La FEPSI encourage les échanges d’expériences à Kahondo

Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA : La FEPSI encourage les échanges d’expériences à Kahondo À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, l’organisation Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI) a organisé, le lundi 2 décembre 2024, une séance d’échange d’expériences entre personnes vivant avec le VIH (PVV), dans la zone de santé de Vuhovi, plus précisément à Kahondo. Chaque année, ces rencontres permettent aux bénéficiaires de partager leurs vécus, les défis liés à la prise en charge et les bonnes pratiques pour vivre dignement avec le VIH. Lors de cette séance, Madame BERTA.8 (nom d’emprunt), une femme d’une trentaine d’années séropositive depuis 2011, a livré un témoignage bouleversant sur son parcours de résilience. « Après l’accouchement de mon troisième enfant en mars 2011, ma santé s’est rapidement détériorée. J’ai maigri, mes cheveux tombaient, ma peau avait changé. Je ne me reconnaissais plus », a-t-elle raconté. Face à ces symptômes, elle décide de se faire dépister au centre de santé de Kahondo. Le résultat revient positif. Un second test de confirmation réalisé à la zone de santé de Vuhovi confirme le diagnostic. Le choc est immense : « J’ai cru que j’allais mourir cette nuit-là. Je suis restée enfermée dans ma chambre pendant trois jours, sans manger, en pleurant. » Rejetée, incomprise, critiquée dans son entourage, elle commence à retrouver l’espoir grâce à l’accompagnement des professionnels de santé et la rencontre avec d’autres personnes séropositives bien portantes. La prise en charge médicale et psychologique lui permet de retrouver une vie active. « Aujourd’hui, je cultive et récolte jusqu’à 7 sacs de haricots. Je me maquille, je coiffe mes cheveux, j’ai maintenant 4 enfants. Ma bonne santé surprend même mes voisins. Certains doutent que je sois séropositive », affirme-t-elle avec fierté. Madame BERTA.8 appelle ses pairs à ne pas interrompre leur traitement antirétroviral sous prétexte que la prière seule peut guérir : « Il ne faut pas se fier uniquement à la prière. Les soins mensuels que je reçois m’ont permis de vivre normalement. Le VIH/SIDA est une maladie comme les autres, elle ne doit pas être diabolisée. » Elle a également salué l’organisation de la séance par la FEPSI, qui œuvre pour l’intégration sociale et sanitaire des personnes vivant avec le VIH : « Ces échanges nous donnent de l’espoir. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de dire autour de moi que je suis une PVV. » La Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, célébrée chaque 1er décembre, avait été exceptionnellement reportée au 2 décembre dans la zone de santé de Vuhovi. L’événement s’est tenu dans la salle de réunion du centre de santé de Kahondo, cadre symbolique d’un engagement collectif pour la dignité et la santé de tous

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Lutte contre le VIH/SIDA : le dépistage volontaire reste crucial, rappelle le Dr Gertrude TAMBAVIRA

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, célébrée chaque 1er décembre, le Dr Gertrude TAMBAVIRA, médecin au Centre Hospitalier des Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI/Butembo), a lancé un appel fort à la population : se faire dépister volontairement et régulièrement. Elle a souligné l’importance capitale du dépistage pour prévenir la transmission du VIH. « Il y a des familles qui se disloquent à cause du VIH. Par exemple, lorsqu’un partenaire est séropositif et l’autre ne l’est pas, cela crée de graves tensions. Ces personnes ont besoin de médiation familiale et d’un accompagnement psychosocial adéquat », a expliqué la médecin. Selon elle, bien que la transmission mère-enfant soit désormais maîtrisée grâce aux avancées médicales, la voie sexuelle reste actuellement la principale source de propagation du virus. Les chiffres du centre hospitalier FEPSI illustrent l’ampleur de la situation : sur 1 091 personnes dépistées depuis janvier 2024, 178 ont été testées positives au VIH, soit un taux de positivité de plus de 16 %. Parmi elles, on compte 162 femmes et 23 hommes. Dans l’ensemble des 17 zones de santé de la région du Grand Nord, dans la province du Nord-Kivu, au moins 12 624 personnes vivent actuellement sous traitement antirétroviral, selon les données communiquées par le Médecin Responsable du Programme National de Lutte contre le SIDA (PNMLS), coordination Beni-Butembo. Le Dr TAMBAVIRA insiste : connaître son statut sérologique transforme la manière de vivre. « Une fois qu’une personne est testée positive, elle est immédiatement mise sous traitement antirétroviral (ARV), ce qui réduit considérablement sa charge virale et donc la probabilité de transmission à autrui. » Enfin, elle a dénoncé la stigmatisation persistante dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la communauté, appelant à un accompagnement psycho-social renforcé pour améliorer leur qualité de vie et favoriser leur intégration sociale.

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Le Consortium CFJ, PPSSP et FEPSI en mission de plaidoyer humanitaire en Espagne

Dans le cadre du projet intitulé « Rapprocher la santé sexuelle et reproductive des populations vulnérables, en mettant l’accent sur les jeunes adolescents et les femmes déplacées survivantes des violences sexuelles et sexistes », le Consortium composé du CFJ, PPSSP et FEPSI mène actuellement une mission de plaidoyer humanitaire en Espagne. Ce projet, mis en œuvre dans les zones de santé de Beni, Butembo et Vuhovi, bénéficie de l’appui technique de l’organisation FARMAMUNDI. La mission de plaidoyer vise à sensibiliser les partenaires et le public, notamment au Pays Basque (nord de l’Espagne), sur la situation humanitaire persistante en République Démocratique du Congo, en particulier dans sa partie Est. Cette mission est également l’occasion de présenter les actions concrètes réalisées sur le terrain grâce à la solidarité exprimée par le peuple basque. Elle témoigne de l’impact réel des soutiens reçus et vise à renforcer les liens de coopération et de soutien international en faveur des populations affectées par les violences et les déplacements.

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